Le 23 janvier. Une date qui restera gravée dans les mémoires en Aragon. Non seulement en raison du
chaos politique qui s’est installé depuis vendredi dans le cadre de la campagne électorale précédant le 8 février, mais aussi à cause d’une nouvelle vague de protestations venue des campagnes aragonaises. Les organisations professionnelles agricoles (OPA) – UAGA, ASAJA, ARAGA et UPA – mènent une nouvelle
manifestation de tracteurs qui vise à atteindre le cœur de Saragosse pour exiger une politique agricole commune (PAC) équitable et exprimer leur désaccord avec l’accord de l’Union européenne avec le Mercosur, un pacte actuellement contesté devant les tribunaux et dont la mise en œuvre sera retardée, au moins temporairement.
Les manifestations ont débuté tôt ce matin. Comme prévu, les principaux convois de tracteurs sont entrés dans Saragosse vers 9h00 , par des points d’entrée échelonnés à travers la ville. L’avenue Pirineos est la principale voie d’accès, depuis le nord de la ville et en passant par le quartier d’Actur. D’autres convois arrivent du sud par la route de Castellón et le troisième périphérique. De là, selon les organisations agricoles, le plus important groupe progressera tout au long de la matinée vers le centre-ville, traversant le pont Santiago , empruntant le Paseo Echegaray y Caballero, puis remontant vers le centre historique par la rue San Vicente de Paúl.

Le premier arrêt est prévu au ministère de l’Agriculture du gouvernement d’Aragon , place San Pedro Nolasco. De là, le cortège se poursuivra jusqu’au Paseo Independencia , où les participants laisseront leurs tracteurs pour entamer une manifestation à pied vers 11 h. L’événement principal de la journée aura lieu après midi.
À 13h00, un manifeste sera lu sur la Plaza del Pilar , à proximité du bâtiment de la Délégation gouvernementale. Plus tard dans l’après-midi, à partir de 15h00, le cortège reprendra son parcours depuis le Paseo Independencia en direction de la place María Agustín, en passant par la Plaza Aragón, le Paseo Pamplona et la Puerta del Carmen. Son arrivée se fera devant le palais de l’Aljafería, siège du Parlement aragonais.
L’OBJECTIF ÉTAIT D’EMPÊCHER LE DÉBUT DE LA CAMPAGNE
Il convient de rappeler que la manifestation, initialement prévue mercredi, a été reportée à vendredi après que les organisations se sont jointes au deuil suite au tragique accident ferroviaire d’Adamuz, dans la province de Cordoue, qui a coûté la vie à 45 personnes. L’objectif demeure cependant inchangé : souligner ce que le secteur qualifie de situation « critique » et faire part directement de ses revendications aux autorités.
Parmi leurs revendications, comme elles le font depuis quelque temps, les syndicats agricoles expriment leur désaccord quant à la signature, le 23 janvier, de l’accord de libre-échange européen avec l’Argentine, l’Uruguay, le Brésil et le Paraguay, et dénoncent son instrumentalisation à des fins politiques. Ils condamnent également la réduction des fonds de la PAC prévue dans le prochain plan pluriannuel (jusqu’à 20 %), ainsi que les lourdeurs administratives pesant sur les agriculteurs et l’absence de prix compétitifs à la production.
UNE PROTESTATION QUI IMPLIQUE AUSSI LE CONSOMMATEUR
Dans les jours précédant la manifestation, l’accent a été mis sur l’importance d’impliquer non seulement les producteurs, mais aussi les consommateurs, directement touchés par le déclin du secteur. « Nous espérons une mobilisation de la société civile. Cela affecte le secteur agricole, mais aussi les consommateurs, notamment la qualité de leur alimentation », a résumé José María Alcubierre, secrétaire général de l’UAGA, qui a expliqué que le slogan de la manifestation est « Défendons nos campagnes et notre alimentation ». « Nous voulons remplir Saragosse de tracteurs. Nous n’avons pas d’autre choix. Notre secteur vieillit et nos effectifs diminuent », a conclu M. Alcubierre.
AEGA, SANS AUTORISATION DE DÉCOUPER L’AP-2
Un autre enjeu majeur du jour concerne le rôle d’ AEGA (Aragón Es Ganadería y Agricultura), une organisation créée en 2024 pour se démarquer des syndicats agricoles professionnels. Jeudi dernier, la délégation gouvernementale a interdit les blocages prévus par AEGA sur l’ autoroute AP-2 vendredi et samedi, invoquant des incompatibilités susceptibles d’engendrer de « graves problèmes de sécurité ».
L’AEGA a dénoncé les « pressions et le harcèlement excessif » de l’administration et a accordé à ses membres une liberté totale de mobilisation « comme bon leur semble ». « Depuis le 8 février 2024, date de notre émergence, nous subissons des pressions institutionnelles de toutes sortes. Nous ne pensions pas qu’ils nous empêcheraient de bloquer une autoroute. Nous avons tenté d’emprunter les voies légales, mais en vain. Notre objectif n’est pas de compromettre la sécurité, mais de manifester publiquement notre frustration face à l’accord du Mercosur et aux coupes budgétaires dans la PAC », a déclaré Paco Latorre, président de l’AEGA, interrogé par ARAGÓN PRESS/ARAGÓN DIGITAL jeudi après-midi.

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