Menu
La peur de conduire est particulièrement répandue chez les femmes âgées de 41 à 50 ans, selon l'étude. Image générée par IA

La peur de conduire est croissante en Espagne, et de plus en plus d’automobilistes renoncent à la voiture

La principale cause associée à la peur de conduire est le style de conduite des autres usagers de la route, citée par 65,8 % des personnes interrogées.

Servimedia lundi, mai 25, 2026 / 10:51

Conduire est devenu un problème pour des milliers de personnes en Espagne. La peur ou l’anxiété au volant conduit près de la moitié des personnes concernées à cesser complètement de conduire, une situation qui touche particulièrement les femmes âgées de 41 à 50 ans et dont le principal facteur déclenchant est le comportement des autres usagers de la route.

Ces informations proviennent de l’ étude « L’amaxophobie. La peur de conduire : nature, profils et traitement », réalisée par la Fondation CEA et la Fondation Ibercaja . Ce rapport analyse l’impact de ce trouble anxieux sur la conduite et actualise les données d’une étude menée par la Fondation CEA en 2018.

La recherche est basée sur une enquête menée auprès de 1 004 adultes titulaires d’un permis de conduire et présentant un certain type de difficulté liée à l’anxiété au volant, c’est-à-dire l’amaxophobie.

L’une des principales conclusions de l’étude est que 49,1 % des personnes interrogées ne conduisent plus . De plus, un quart des répondants (26,4 %) déclarent ne conduire que dans certaines circonstances, tandis que 24,5 % affirment conduire régulièrement. Le rapport révèle une corrélation nette entre un niveau d’anxiété élevé et une moindre fréquence de conduite.

La tranche d’âge la plus touchée par cette peur de conduire est celle des 41-50 ans, qui représente 24,8 % des cas analysés. De plus, les femmes sont majoritaires (60,7 %) par rapport aux hommes.

L’étude indique également que l’anxiété est plus élevée chez les jeunes , en raison de l’insécurité, du manque d’expérience et d’une confiance encore incomplète au volant. À la quarantaine, ce problème peut persister ou réapparaître suite à des expériences passées, au stress accumulé ou à une diminution progressive de la conduite.

DEMANDER DE L’AIDE POUR APPRENDRE À CONDUIRE À NOUVEAU

En revanche, 41,3 % des personnes interrogées déclarent conduire quotidiennement, tandis que 62,6 % admettent avoir cessé de conduire pendant de longues périodes, notamment entre deux et cinq ans.

La principale raison invoquée pour expliquer la peur de conduire est le style de conduite des autres usagers de la route (65,8 % des personnes interrogées). Viennent ensuite le manque de compétences (51,3 %), la peur de s’évanouir ou d’avoir des vertiges au volant (34,2 %), les informations diffusées dans les médias sur les accidents de la route (33,6 %), l’ influence de la famille ou des connaissances (30,5 %) et le fait d’avoir été impliqué dans un accident de la route (29,5 %).

Le rapport conclut que l’anxiété au volant ne dépend pas uniquement du fait d’avoir subi un accident, mais qu’elle est souvent liée à la perception d’une menace, à un sentiment d’insécurité personnelle , au comportement imprévisible des autres conducteurs ou à des expériences indirectes de danger.

Près de la moitié des personnes interrogées (49,9 %) ont cherché de l’aide pour surmonter leur peur de conduire. La majorité s’est tournée vers des membres de leur famille (23,6 %), des auto-écoles (17,5 %), des psychothérapeutes (16,6 %), Internet (15,9 %) ou des médicaments (15,9 %).

ANXIÉTÉ MOYENNE À ÉLEVÉE CHEZ LES CONDUCTEURS CONCERNÉS

Malgré cela, 59,3 % de ceux qui ont demandé de l’aide reconnaissent qu’elle leur a été peu utile , et 23,1 % disent qu’elle n’a été pas utile du tout.

Selon l’étude, ces données soulignent la nécessité de développer des traitements plus spécifiques et efficaces pour lutter contre l’anxiété au volant , car il ne suffit pas de simplement recommander la pratique, l’accompagnement ou une exposition informelle.

Le rapport analyse également l’intensité de l’anxiété à l’aide du Questionnaire d’évaluation de l’amaxophobie chez les conducteurs (Cemic), dont le score varie de 15 à 60 points.

Les personnes interrogées ont obtenu un score moyen de 42,2 sur 60 , ce qui les situe majoritairement dans la catégorie d’anxiété moyenne à élevée. En effet, 62,3 % ont déclaré ressentir un niveau d’anxiété moyen à élevé, voire élevé, au volant.

Written By